Les partisans de la loi Falloux
"Pour que la religion communique à l’éducation sa puissance, il faut que tout y concourt à la fois, et l’enseignement et le maître. C’est le but que nous avons cherché à atteindre en confiant au curé ou au pasteur la surveillance morale de l’école primaire."
Loi Falloux, exposé des motifs , 18 Juin 1849
"Sous la Restauration, le monopole de l’éducation publique a fait ce qu’on appelait en ce temps-là des libéraux et des révolutionnaires; sous la Monarchie de Juillet elle a fait des républicains, et sous la République elle fait des socialistes...... Dans l’éducation publique, on tue le respect de Dieu, le respect du père, c’est-à-dire de la famille, et enfin le respect du pouvoir et de l’Etat.... Où est aujourd’hui la défense de l’ordre, de l’ordre social, de l’ordre matériel même? Qui donc défend l’ordre et la propriété dans nos campagnes? Est-ce l’instituteur?....Il faut bien le dire, c’est le curé."
Montalembert, Moniteur universel, 18 Janvier 1850

"Je suis prêt à donner au clergé tout l’enseignement primaire.. Je demande autre chose que ces instituteurs laiques, dont un trop grand nombre sont détestables; je veux des Frères; je veux rendre toute puissante l’influence du clergé...Je compte beaucoup sur le curé pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici pour souffrir. Je dis et je souhaite que l’enseignement primaire ne doit pas être à la portée de tous."
Thiers, dans Fourier, ouvrage cité

Des députés s’opposent à la loi Falloux

"Nous connaisssons le parti clérical. Son histoire est écrite dans l’histoire du progrès humain, mais au verso. Nous vous connaissons. Voilà longtemps déja que vous essayez de mettre un baillon à l’esprit humain.... C’est un jeu redoutable que de laisser entrevoir à cette France quelque chose de semblable à l’idéal que voici: la sacristie souveraine, la liberté trahie, l’intelligence vaincue et liée, les livres déchirés, le prône remplaçant la presse, la nuit faite dans les esprits par l’ombre des soutanes, et les génies matés par les bedeaux... Je défends aujourd’hui la liberté menacée."
V Hugo
"Qu’est-ce que l’Eglise? C’est une sociéte religieuse recommandable, considérable mais ce n’est pas la société entière, c’est une partie de la société. Pourquoi donc faire intervenir une partie de la société, que ce soit la société religieuse catholique, la société protestante ou autre, dans les affaires de la grande société."
Lavergne, moniteur universel, 18 janvier 1850