De 1920 à nos jours : l'héritage proche












Ce fut une période marquée par des interrogations et des réformes difficiles. L'instruction gratuite, laïque et obligatoire est entrée dans les moeurs. Mais avec la baisse du nombre des naissances, la place des jeunes dans la société se transforme. La réussite scolaire devient un enjeu dans de nombreux milieux. Les exigences des parents et la valorisation des diplômes augmentent. La revendication d'une école unique gagne du terrain.
Certains instituteurs prônent l'école unique et sont soutenus par la Ligue de l'Enseignement, la Ligue des Droits de l'Homme, le Grand Orient de France et le jeune S.N.I. ( Syndicat National des Instituteurs ). La gratuité des études à partir de la 6ème est obtenue en 1930. Les lycées de jeunes filles s'alignent sur le programme des garçons en 1923. En 1919, la loi Astier instituait un enseignement technique qui s'attachait à la formation des techniciens ou de l'élite ouvrière.




    Réforme de Jean Zay :
Jean Zay ( 1904 - 1944 ), député radical socialiste de 1932 à 1940 a été ministre de l'Education Nationale de Juin 1936 à Septembre 1939. Il va mettre en place plusieurs réformes : obligation d'aller à l'école jusque 14 ans, des bourses pour faire des voyages.




    Vichy et l'occupation allemande :
Pétain, chef de l'Etat Français a été l'objet d'un véritable culte, mais encadré et entretenu par une propagande active. A l'école, les élèves apprenaient et chantaient "l'hymne au Maréchal" à la place de la "Marseillaise". Quelques mesures dans l'éducation et l'enseignement :
_ dans le secondaire, des bourses compensèrent en partie le rétablissement des frais de scolarité.
_ Une sévère épuration toucha près de 1300 instituteurs jugés "pacifistes et internationalistes".
_ dans le cadre d'activités sportives, la jeunesse fut invitée à retrouver le goût de l'effort et de la discipline.
_ dès 1940, des chantiers de jeunesse furent créés




Toutes les décisions de Vichy sont abolies en 1944. La maternelle continue d'être bien perçue dans tous les milieux. L'essor démographique pèse bientôt sur les effectifs des écoles primaires. Ceux du primaire supérieur explosent, ainsi que ceux des lycées. La Vème République maintient la diversité de l'offre scolaire.
Le gouvernement provisoire puis la IVème République ont essayé de poser autrement la querelle du privé et du public. En revanche, la préparation de la prévisible massification du second degré, le choix du type d'enseignement dans le cadre d'une société demandeuse de formation ne sont pas réalisés aux débuts des années 50. Ce sera le défi de la Vème République.




En 1914, la municipalité avait entrepris, sur l'emplacement de la communnauté des Augustines et du viel hôpital, la construction d'un vaste ensemble destiné à abriter la Mairie, les services municipaux, l'E.P.S., et une salle des fêtes municipales avec entrée par la chapelle italienne. La guerre interrompit ces travaux et à la fin des hostilités seules furent édifiées l'E.P.S. et la salle des fêtes baptisée "la Bonbonnière".

En 1919, l'école compte 40 externes et 100 pensionnaires ( dont 20 seulement sont couchés et doivent faire venir leurs provisions pour se nourrir eux-mêmes ou acheter "une portion" à la cuisine ).
En 1923, la salle des fêtes et la chapelle sont rattachées à l'E.P.S. Les effectifs augmentent et atteignent 380 internes en 1930 ( le + gros internat de province à cette époque ).

En 1934, on y crée la section Brevet Supérieur. La première année est assurée grâce à 12 heures supplémentaires. En 1935, 2 professeurs sont nommés en renfort et chacune des promotions du Brevet Supérieur compte bientôt 50 élèves.

En octobre 1938 sont ouverts des cours mixtes de latin accessibles aux garçons et filles des 2 E.P.S.
En 1939, l'école est à nouveau réquisitionnée pour servir d'Hôpital militaire! Mais une aile est laissée aux élèves et encore le téléphone du directeur est-il partagé avec les militaires. On trouve un jour dans le registre des communications tenu par un planton - chauffeur dans le civil - la mention "Inspecteur Técalémit" au lieu d'Inspecteur d'Académie.




    A Guigamp: Transformation de l'EPS en Collège Moderne:
Pendant la seconde guerre mondiale, l'école a subie les répercussions liées au gouvernement de Vichy sur ce qui concernait l'enseignement :
_ En 1940, l'armée allemande occupe la majeure partie des locaux.
_ En 1941, un cours d'allemand deuxième langue est créé et assuré par le principal.
_ L'année 1942 : l'E.P.S. devient collège moderne. Le latin y est enseigné jusqu'en seconde ( section classique ) et un professeur d'allemand deuxième langue est nommé.
L'année 1944 voit l'ouverture de deux classes terminales.




    A Guigamp: Transformation du Collège Moderne en Lycée A. Pavie :
Et finalement, le 1er janvier 1951 le Collège devient le Lycée Auguste Pavie
1964 : Ouverture du Lycée Agricole de Kernilien.
1966 : Le Lycée Pavie devient mixte. Le Lycée de Filles devient Collège d'Enseignement Secondaire de la Trinité ( plus tard Jacques Prévert ).
1978 : Création d'un deuxième collège : Kerpaour ( plus tard Albert Camus ).
1993 : Ouverture de l'Université Catholique de l'Ouest.



CONCLUSION
Une Université ( Université Catholique de l'Ouest ), des lycées ( Pavie, Notre Dame, Kernilien ), des C.E.S. ( Albert Camus, Jacques Prévert, Saint-Dominique ) et des lycées professionnels ( Jules Verne, Montbareil ).