A Guingamp

"Il y avait donc à Guingamp, dès le début du 17ème siècle, un établissement d’enseignement, appelé communément Collège, et dont le directeur portait, surtout depuis 1627, le titre de Principal...Cela suppose donc un établissement relativement restreint, quelque florissant qu’on veuille l’imaginer....Le corps professoral composé d’un maître et, par quatre fois seulement en 189 ans, d’un second est, il faut l’avouer, rudimentaire pour un collège au vrai sens du mot...Les enfants apprennent toujours à lire, à l’aide du latin, malgré les efforts des Frères de la Doctrine chrétienne qui ignoraient le latin et le remplaçaient par le français d’où le surnom d’Ignorantins que leur donnèrent les philosophes du 18ème.Rien d’étonnant que le Principal tout en enseignant aux enfants de la ville le rudiment ait appris le latin à certains....Où se trouvait situé ce Collège? ...Au 17ème siècle le local affecté aux Ecoles ou “Collèges” de Guingamp se trouve fixé dans la ville close,...dans l’immeuble formant angle entr la rue Notre Dame et la rue Théodule Ribot....Dès la seconde moitié du 17 ème, on le trouve fixé dans un immeuble situé au midi de la Basilique touchant la maison et jardin du sacriste, lesquels n’étaient séparés du presbytère que par le logement du Vallet d’Eglise et joignant de l’autre côté, à l’est, au Cimetière Notre-Dame”."
Dobet,ouvrage cité

"Cahier des échevins, nobles et bourgeois de la ville et communauté de Guingamp :

Article 26-Les habitans de cette ville sollicitent par l’organe de leurs représentansaux Etats Généraux des lettres patentes portant établissement de collège, de bibliothèque dans son enceinte affin que leurs enfans et ceux des environs y reçoivent à moindre frais les instructions concernant les grammaires françaises et latines et dont ils n’appprennent les éléments que d’une manière imparfaite dans l’école déjà subsistante et dirigée par un écclésiastique du lieu et que pour l’exécution d’un projet aussi important on y attribuera les fonds et même les édiffices des maisons religieuses dont la suppression est devenue nécessaire et pratiquable par leur inutilité."
Archives municipales,AA,910

Cahier de doléances de Sainte Croix les Guingamp

"Article 20-Dans aucune ville de nos environs et dans la plupart de celles de Bretagne, nulle école publique et gratuite pour l’instruction des enfants de l’un et l’autre sexe. De là naît l’ignorance : l’on ne trouve que quelques maîtres ignares et qui se font payer largement. Il n’y a donc que les riches qui puissent faire éduquer leurs enfants. Il serait à propos, et ce serait une très bonne chose, d’établir dans chaque ville, où il n’y en a pas, deux écoles publiques pour l’instruction de la jeunesse de l’un et l’autre sexe qui y serait éduquée gratuitement : deux couvents seraient très propres à cet utile établissement et l’ on pense que les religieux et religieuses qui y sont se prêteraient avec plaisir à d’aussi charitables fonctions."
Dobet, ouvrage cité

"L'instruction publique, prévoyait, pour l'enseignement secondaire, une école centrale. Le département des Côtes du Nord avait été doté, en Avril 1795, de deux écoles centrales : l'une qui aurait pu se situer à Guingamp et l'autre à Dinan, mais le chef-lieu de Saint Brieuc s'opposa. L'administration de Guingamp répliqua et proposa l'ancien couvent de MontBareil. Le conflit dura 4 ans."


CONCLUSION

Pour une petite ville, une volonté déjà affirmée de développer l'éducation.