" Et les filles "


"Si l’instruction est nécessaire aux garçons, il n’importe pas moins d’assurer l’instruction primaire des enfants de l’autre sexe; elle est déjà sur un bon pied en cette ville, grâce au zèle des Soeurs de la Sagesse, mais elles sont arrêtées actuellement par l’insuffisance évidente du bâtiment."
Archives municipales, reg dél 1 D 7, 25 octobre 1833

"L’édifice qui sert d’école aux Soeurs de la Sagesse sous la Restauration est jugé trop petit par le directeur du bureau de bienfaisance...Il est décidé en 1933 d’en construire un nouveau sur l’esplanade de l’ancien château. Le conseil a produit des efforts financiers au début du nouveau régime pour doter la ville, non seulement d’un superbe édifice destiné aux écoles primaires de garçons et au collège mais aussi d’une maison pour les classes tenues par les soeurs....Les travaux sont achevés en 1835. La bâtisse est conçue de manière à accueillir quatre grandes classes lumineuses, deux par niveau et séparées chacune par l’escalier."
Yannick Kerlogot,ouvrage cité

"Les filles de la Sagesse sont en possesssion, sans conditions de concurrence aucunes dans notre ville, de l’éducation de la jeunesse du sexe féminin appartenant à toutes les classes de la société. Cette école a fourni des sujets remarquables sous tous les rapports, et les mères de famille garderont éternellement le souvenir lorsqu’elles seront abandonnées à elles -mêmes.Pour cela il est indispensable de consulter les besoins du pays dans lequel les jeunes qu’on élève sont destinées à vivre. Comment ne voit-on pas que là, par exemple, où une bonne couturière pourrait gagner sa vie, dix mourront de faim infailliblement?"
Jollivet, ouvrage cité


CONCLUSION
Dans ce cadre de l'obligation créée par la Loi Guizot, la municipalité mène une politique scolaire très ambitieuse et très coûteuse ( trop pour une petite ville ).