Marchands et colporteurs vont presque disparaître.

En 1806 le marché espagnol se ferme pratiquement à la vente des toiles dites "Bretagnes".

Arrêt du trafic maritime et concurrence des toiles de Silésie et de Saxe.

 Le commerce commence reprend en1815. Malheureusement les Espagnols (1822) et les Mexicains (1823) taxent lourdement les toiles "Bretagnes" ce qui fermera pratiquement ces débouchés. 

Par conséquent, les marchands sont obligés de se tourner vers le territoire français. Ils se lancent sur les routes ou envoient leurs commis, leurs hommes de confiance, des colporteurs et même des tisserands. "Les colporteurs ne vendent que des toiles d'autrui qu'ils paient à leurs retour de voyage (...) Quant à nos colporteurs à cheval, ils s'en trouvent beaucoup qui ne chargent leurs chevaux qu'au moyen de fonds qu'ils prennent à intérêt ..."( Registre de la municipalité de La Motte. 9 décembre 1798. Archives municipales La Motte).

 
  A partir de 1828, l'activité toilière diminue beaucoup. Cela est dû au développement des cotonnades, à l'apparition du fil mécanique en provenance du nord, à la cherté du lin et à la rareté des fils bretons.

Il ne reste que 31 tisserands en 1857. Certains ont essayé de se reconvertir dans l'agriculture, mais peu réussissent faute de moyens financiers et techniques. Leur surface de terre est trop petite et les meilleures terres exploitées depuis longtemps.