C'était surtout pendant les veillées d'hiver que l'on pouvait entendre des contes. Chaque conteur avait son style, et, si, deux histoires venaient d'une même légende, elles étaient cependant différentes. Les contes étaient faits pour mesurer la compétence du conteur. Les éléments et les personnes (le diable, les lutins, les sorcières...) étaient souvent représentés par : le feu, des plantes (dont certaines devenaient rouges ou vertes quand on les jetait au feu).

(src : Evit ar brezhoneg)
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Fils d'un instituteur
de campagne, Anatole Le Braz naquit à Saint -Servais ( Côtes-du-Nord).
Son enfance se passa à Ploumiliau, où il fit ses classes dans
l'école de son père. Pendant qu'il s'initiait au latin
sous la férule du symbole, le jeune Le Braz ne parlait guère
que le breton en compagnie de ses condisciples ruraux. Anatole devint
interne au lycée de Saint-Brieuc qui porte aujourd'hui son nom.
Mais chaque période de vacances le remettait en contact étroit
avec le milieu paysan de ce Trégor breton auquel il dut une bonne
part de son inspiration.
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Ar Bras o pourmen e Porzh -Gwenn. (Le Bras se promène à Port-Blanc). (src : collection privée) |
A Quimper, il avait connu et estimé le folkloriste François Luzel dont il devint le disciple et le compagnon pour la collecte des chansons populaires bretonnantes, qui parurent en 1880 sous le titre de "Sonioù Breiz-Izel". Les fatigues de cet apostolat, venant après de nombreux deuils tragiques, furent à l'origine de sa mort prématurée. Cet homme qui aimait la Bretagne d'un amour profond et lucide s'en alla mourir à Menton, en 1926.
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Mab ur skolaer diwar ar maez 'oa Anatol Ar Bras.Ganet eo e Sant-Servez (Aodoù-an -Hanternoz). E vugaleaj en doa tremenet e Ploumilio e-lec'h 'oa bet er skol gant e dad . Desket en deus al latin. Ar Bras, yaouank ne oare ket nemet ar brezhoneg koulz lâret , a gomze gant e vignoned diwar ar maez. Anatol Ar bras 'veze ' barzh lise Sant-Brieg a-hed ar sizhun .Al lise -se 'neus miret e anv dezhan .Da vare ar vakansoù en em gave en dro e darempred gant ar vro -Dreger don ma kave enni kement a awen. E kemper en doa graet anaoudegezh gant ar folklorist Fañch an Uhel. Deut 'oa da vezañ e wir deskard. Dastumet en doa kanaouennoù deut war wel e 1880, gant an titl Sonioù Breizh-Izel. Skuizhder an abostolerezh-se en deus lakaet anezhañ da vont da anaon abred. An den-se , ken don e garantez evit Breizh a zo marv e Menton e 1926.
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Anatol ar Bras o labourat gant Marc'harit Fulup. Emañ marc'harit o kontañ marvailhoù hag istorioù. (Anatole Le Bras travaillant en compagnie deMarc'harit Fulup . Marc'harit lui conte desLégendes.) (src : Istor Breizh - Ed. TESS) |

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Fañch an Uhel (François Luzel) - (src : collection privée Plouaret |
François-Marie
Luzel naît le 6 juin 1821 au manoir de Keranbronze, actuellement
dans la commune du Vieux-Marché. Bretonnant, il s'intéresse
très tôt à la collecte de chants populaires et
de pièces de théâtre du Trégor. Ayant édité
à ses frais "Le mystère de sainte Tréphine" et
"Le roi Arthur" en 1863, il obtient, par l'intervention d'Ernest Renan,
une mission officielle.
François-Marie Luzel a zo ganet d'ar 6 a viz Even e 1821 e maner keranarem bremañ 'barzh kumun ar c'hozh-varc'had. Brezhoneger e oa, dedennet abred gant ar c'hanaouennoù hag ivez ar c'hoarioù e bro-Dreger. Embannet en deus -se war e frejoù . Kevrin sant-Trefin hag ar roue Arzhur e 1863. Dre Ernest Renan en deus bet e gefridi ofisiel.
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Les contes trouvent
leur place surtout en hiver . Selon Per-Jakez HELIAS ; lorsque quelqu'un
voulait conter, il devait y avoir le silence et moins de 20 personnes.
LE FEU… Le feu et le conteur étaient des partenaires inséparables. Les bûches pouvaient être sèches ou vertes. Le bois sec servait au conteur qui utilisait ses craquements, alors que la fumée du bois vert emportait les auditeurs dans des endroits lugubres. Les conteurs étaient quelquefois appelés Yann ar Burzhudoù (Jean des Merveilles). Le futur Yann ar Burzhudoù choisissait son maître qui lui transmettait ses contes et son savoir. Le conteur rimait surtout au début et à la fin, et parfois dans le conte. Ils avaient une mémoire exceptionnelle car ils ne savaient ni lire ni écrire. Bien articuler était très important pour la mémoire.
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Per Jakez Helias ur marvailher deus an XX vet kantvet.(Per Jakez Hélias un conteur du XX e siècle.) (src : Ouest France) |
1) Avoir le silence dans l'assistance.
2) Se mettre en voix car les conteurs avaient
travaillé la terre dans la journée et étaient fatigués.
3) Le troisième but était d'emmener
le public dans un monde irréel.

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Veillée d'autrefois : Bretons ,écoutant la conteuse qui est assise à côté de la grande cheminée . Beilhadegoù gwechall : Bretoned o-selaou ar varvailherez azezet e-kichen ar siminal . (src : Nann Annavezet) |
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