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    Une tradition mêlée de légendes situe la fondation du monastère celtique du Relec vers 560. A un endroit appelé "Brank-Alek" (branche de saule) une bataille avait eu lieu cinq ans plus tôt entre Conomor (comte de Poher) et Judual (prince de Domnomée) aidé par les troupes du roi Childebert. Celui-ci, victorieux, avait laissé le champ de bataille jonché de cadavres.

    C'est à cet endroit que St Tanguy, envoyé par Saint Paul Aurélien, se serait arrêté et aurait bâti le monastère primitif en compagnie de douze religieux : en s'installant, les moines auraient enterré les ossements et construit un sanctuaire consacré à Notre-dame des Reliques (d'où le nom de Relec). 

    Petit à petit un village se développa autour de ce site. Les moines prirent  possession des terres et exercèrent des droits seigneuriaux. Au début du Xème siècle les invasions normandes faisant rage, le Relec ne fut pas épargné des destructions et des pillages.

    L'histoire du Relec commence véritablement en 1132, date de la fondation de l'abbaye cistercienne par des moines. La situation choisie pour son implantation, au point de jonction des trois évêchés du Léon, du Trégor et de la Cornouaille, fût propice à son développement. 

    Pendant six siècles, les moines vont s'adonner à la prière, aux travaux des champs, à la pêche, au déboisement et à l'élevage et construire un riche monastère. Pour le domaine qu'ils ne peuvent cultiver eux-mêmes, ils feront appel à des pionniers en leur concédant des contrats de quévaise. Cette période sera marquée par plusieurs crises : crise d'autorité, guerre de cent ans, guerre de succession de Bretagne, crises liées à l'enrichissement de l'abbaye qui perd de sa rigueur initiale. Le XVème siècle verra s'installer la commande qui permet au Pape de nommer des Abbés choisis par le roi, alors que ceux-ci étaient auparavant élus par les moines. Les rois en profiteront pour placer à la tête du monastère des favoris qui s'occuperont essentiellement des revenus de l'abbaye. Il existe néanmoins quelques exceptions d'hommes de valeur qui s'attacheront à maintenir l'abbaye dans toutes ses fonctions. L'abbaye du Relec verra sa situation se dégrader nettement dès le premier quart du XVIIIème siècle, si bien que la Révolution ne trouve plus guère au Relec que quatre moines, cinq chevaux et vingt et une bêtes à cornes sous la férule de Claude François Vergt, prieur qui deviendra député du clergé du Léon aux États Généraux, puis évêque constitutionnel. C'est à cette époque que les bâtiments de l'abbaye furent vendus.         

    Plusieurs tentatives d'installation de moines et de religieuses au cours du XIXème siècle échouèrent. Néanmoins quelques travaux de restauration furent effectués sur l'église.