PENVERN

Dédiée à notre Dame. Edifice de plan rectangulaire de la fin du XVè siècle.

 Elle desservait les villages de Penvern, Kermarc et CLeumerrien, et rassemblait les fidèles aux jours des grands pardons du mardi de Pâques et du 8 Septembre, fête de la Nativité de la Vierge. Le Pardon actuel se déroule le 3è dimanche après Pâques. La cloche fondue par Mathurin Le TREIS porte la mention suivante

Commune de SCAER, Chapelle de Penvern

Curé M- HERVIANT

Parrain: Jean BIHAN - Marraine: Perrine LE BEUZE.

Fabriqué à LORIENT par M- Mathurin LE TREIZE

 

Le MAITRE AUTEL du XVIIIè siècle est en bois sculpté, style baroque. Le chœur est séparé de la nef par une balustrade.

Les VITRAUX du XXè siècle ont été réalisés par l'Atelier Charles ROBERT sur un dessin de Pîet EVERS et représentant une vierge à l'enfant.

 

 

PIETA 16è siècle Bois polychrome

Cette Vierge de pitié adopte la posture agenouillée pour recevoir le corps du Christ descendu de la Croix.  La représentation traditionnelle de cette scène lui Attribue généralement la position assise.


CONSOLE

1434 Granit blond

 

Taillée dans un bloc extrait des carrières de Coatloc'h, la console est sculptée de deux corps de chiens, dont la tête commune a les oreilles rabattues.  Le double phylactère (banderole utilisée par les artistes du Moyen Age pour y inscrire les paroles prononcées par le personnage d'une statue) comporte une inscription latine en caractères gothiques, terminée par les chiffres romains de la date d'exécution signifiant: L'an du Seigneur mil quatre cent trente quatre, Radulphus MOYSAN entreprit cet ouvrage en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie.  Que son âme repose en paix. L’œuvre supporte la statue de Notre Dame de Penvern.

 

VIERGE à L'ENFANT

Fin du XVe siècle.  Granit polychrome (H. 160cm)

 

La vierge couronnée siège sur son trône, portant sur son genou gauche l'En­fant Jésus rendant la justice.  Cette statue est dédiée à Notre Dame de Penvern.  C'est une copie rustique de la Vierge de Quimperlé, révélant un art robuste, bien planté.  Le costume de varie guère, mais les genoux n'apparais­sent plus couverts par le pan droit, les pans du manteau à manches viennent tour a tour, le droit sur le gauche, les draper.  Le système de plis se caracté­rise par une grande simplicité : rigides, sans relief, réduits à des allusions graphiques ménageant des zones libres pour la peinture.  Le voile replié au sommet, retenu par une volumineuse couronne, encadre un visage dénué d'expression, à l'ovale épais, au front bas et large.  L'Enfant tout petit et à peine si on le distingue, le corps réduit à un cylindre animé de plis tubulaires, tenu par la main maternelle , bénit et serre une boule contre lui.  L’œuvre peu connue présente un intérêt certain, bien que de valeur médiocre, car c'est une des rares Vierges recensées en Cornouaille dont on pense connaître la date, 1434, et le no m de l'imagier, grâce à l'inscription de la console décrite

ci-dessus.  On peut affirmer sans se tromper que l'inscription s'applique à la statue, et le style gothique de la console correspond à celui de la Vierge.

 

 

SAINT CHERON Bois polychrome

 

Martyr de CHARTRES, a été le patron de la Paroisse de QUERRIEN pendant 2 siècles et demi au détriment de Saint Querrien, une demande d'annulation de son patronage aurait été engagée mais n'a pas eu de conclusion sauf celle qui en 1950 qui fit périr sa statue de l'Eglise de Querrien lors d'un nettoyage du monument (M.  CADO Monographie de la Commune de QUERRIEN)

 

 

 

 

Groupe de Saint Maurice          Bois polychrome

 

Vêtu d'une tunique brune, Saint Maurice est chaussé de bottes noires à revers blancs.  Il porte à la ceinture le fourreau de l'épée qu'il brandissait et que la faucille a remplacée.  Cette statue présente les attributs de Maurice, chef de la Légion thébaine dépêchée par l'empereur Maximien pour combattre les Bagaudes, tribu de paysans gaulois révoltés contre la domination romaine, à Martigny dans la plaine d'Agaune (aujourd’hui. en suisse), mais Maurice refuse de sa­crifier aux dieux païens avant la bataille imité par Exupère, son lieutenant et par tous les soldats chrétiens. ils sont massacrés sur le champ par les troupes païennes de Maximin.  Mais peut aussi être ceux de Maurice de Loudéac moine cistercien et abbé de Langonnet pendant près de trente ans et fondateur du Monastère de Carnoët, diocèse de Quimper, sur le domaine offert par CONAN IV, duc de Bretagne, au 12e siècle.  La légende du saint breton rapporte qu'il procède en 1177 au défrichement de la lande de Staernadred, la rivière aux vipères, pour y fonder ladite abbaye sur la rive droite de la Laïta.  Il est mort à Carnoët en 1191.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAINT ANTOINE le Grand

 

Antoine est né à COMA (Egypte) en 251 dans une famille très pieuse et très fortunée.  Alors qu'il avait 18 ans, ses parents moururent et il se trouva à la tête d'une immense fortune.  Ayant choisi la vie érémitique, il décida aussitôt de donner l'ensemble de ses biens aux pauvres et se retira du monde.

 

Selon la légende, ce double choix lui aurait attiré les attaques incessantes et multiformes du démon.  Le diable ayant pris la forme d'un sanglier le défia. Antoine vint à bout de l'animal, l'apprivoisa et s'en fit un compagnon (ainsi peut s'expliquer la présence de l'animal à ses côtés dans la statuaire).

 

Les disciples d'Antoine fondèrent l'ordre des Antonins, religieux qui se spécia­lisèrent dans la lutte contre le "mai des ardents" ou ergotisme (maladie pesti­lentielle grave due à la consommation de seigle ergoté) et qui, eut égard à la puanteur de la maladie, placèrent un porc dans leurs emblèmes.  Ces éléments permettent d'expliquer à la fois la présence du porc près du saint et les flammes qui, en certains lieux de culte, s'élèvent sous ses pieds.

 

De nos jours, Saint Antoine n'est plus invoqué pour l'ergotisme. On fait souvent appel à lui pour divers maux.

 

 

SAINT ALAR ou Sant Taler ,Saint Eloi Bois polychrome

Né à Chaptelat, Limousin, vers 588 Eloi fait son apprentissage à Limoges, monte à Paris et devient vite un orfèvre réputé.  On lui attribue le reliquaire de Saint Denis, la châsse de Sainte Geneviève et celle de Saint Martin.  Trésorier de Clotaire 11, puis ami et confident de Dagobert, Eloi est le précieux conseiller du roi et pas seulement en matière vestimentaire.  L'activité du ministre s'exerce dans tous les domaines : fondation de monastères, d'hospices et d'hôpitaux, justice il est surnommé "le Salomon des francs", rachat des prisonniers et af­franchissement d'esclaves, évangélisation... Ordonné prêtre, Eloi est sacré évêque dans les jours qui suivent à Rouen, avec son ami le futur saint Ouen et succède à saint Médard sur le siège de Noyon-Tournai en 641.Eloi meurt à Noyon le 1er Décembre 660 très aimé et regretté dans tout le royaume.  Si populaire que son patronage est bientôt réclamé par Limoges et par les orfèvres, les batteurs de monnaie, les forgerons et les charrons, les couteliers, les chaudronniers, les carrossiers et tous les travailleurs de la métallurgie, mais aussi par les maréchaux et les vétérinaires, les selliers, les maquignons, les valets de ferme et les laboureurs.

 

Portail

 

Début du XVè siècle. Granit

Un arc ogival aplati ouvre le portail surmonté d’une fenêtre en anse de panier à trois voussures ( petite voûte au dessus de l’embrasure d’une porte).L’accolade du fronton ( arc du constitué de deux courbes symétriques, alternativement convexe et concave et dont la rencontre forme un angle aigu) et le remplage de la fenêtre (armature en pierre subdivisant une fenêtre , notamment gothique) annoncent le style ogival.