SAINT JEAN
 

 

 

 

 

 


Dépendance de la Commanderie de QUIMPER des Chevaliers de Saint Jean de JERUSALEM, appelée alors  Saint Jean d'Indy.En forme de croix latine avec chevet polygonal, elle date des XVIème et XVIlème siècles, le sanctuaire succède à une chapelle fondée au XII' siècle. Banc de Pierre le long des murs de la nef et à l'Ouest des bas côtés. Un clocher, juché sur les jambages d'une haute chambre de cloches, domine l'édifice.

                                   

LES STATUES

 

La Sainte Trinité

fin du XVIè siècle Granit (H. : 160 cm)

Dieu le Père , coiffé d'une triple tiare, trône en maintenant des deux mains la croix du Fils crucifié.  A l'emplacement du cœur, le Saint Esprit est figuré par une colombe aux ailes déployées, renversée et présentant sa face antérieure.

 

Saint Jean Evangéliste

Les formules iconographiques où apparaissent Saint Jean - qui est toujours imberbe, avec le visage d'un adolescent - sont fort diverses.  On le voit au pied de la Croix au moment où meurt le Christ (Il est à sa gauche, Marie sa mère étant à sa droite) marquant son affliction.  Il participe aux scènes tragiques de la soirée du Vendredi Saint, et dans les groupes de Pitié, quand la Vierge n'est pas seule avec le cadavre, c'est lui, avec Marie Madeleine, qui est auprès d'elle; à plus forte raison est-il là pour la mise au tombeau.  Ici il est représenté portant calice et sur lequel il lève son autre main.

Cette attitude rappelle un épisode narré dans la Légende dorée

"On voulut lui faire boire du poison, mais d'un signe de croix il le rendit inoffensif.  La force vénéneuse du breuvage contenu dans la coupe est naïvement symbolisée par un petit dragon qu'il exorcise.  La bestiole est sou­vent peu visible, si bien que, quand le souvenir de ce trait de légende se fut estompé, on en vint à croire que l'apôtre attirait l'attention des fidèles sur les vertus rédemptrices du sang eucharistique

 

Sainte Barbe

La Légende dorée abonde en détails sur cette sainte fort incertaine.  Pour la soustraire à la tentation de se convertir, son père l'emprisonna.  Elle fut pourtant catéchisée par un prêtre courageux, et, devenue dévote à la Sainte Trinité fit percer en l'honneur de ce mystère une troisième fenêtre dans la tour où on la gardait.  Plus tard ayant pu s'échapper, elle fut dénoncée, livrée aux plus cruels supplices et finalement décapitée par son père en furie.  Ces scènes se voient dans de curieux bas-reliefs en l'Eglise de Péder­nec (22).  Mais dans les statues isolées c'est à sa tour qu'on la reconnaît (avec accessoirement la palme de son martyre).  Cette tour - donjon, beffroi ou clocher - peut être posée à ses pieds toute petite, mais il arrive quelle soit aussi grande qu'elle.  A Saint Salomon en Plouyé (29) a été adopté un parti très remarquable : on a donné à la niche même de la statue la forme d'une tour de bois bien ajourée; la sainte se présente ainsi debout dans sa prison.  C'est la patronne des pompiers.

 

 

 

      

Vierge à l'enfant

XVIe siècle Pierre Polychrome (H.:155 cm) L'enfant Jésus, assis sur la hanche de la Vierge couronnée , présente entre ses mains une colombe renversée sur le dos et aux ailes déployées, une sin­gularité qui se retrouve sur la Trinité.

 

 Saint Nicodème d'après la tradition ce juif pieux rendit les derniers devoirs au corps de Jésus, tirant du front les épines sanglantes, dé­clouant les mains et les pieds et le déposant au sépulcre, aidé de Joseph d'A­rimathie.  Ce sont eux les deux grands vieillards qui figurent dans toutes les Mises au tombeau, avec leurs amples barbes, leurs bonnets ou turbans compliqués, les robes superposées à glands et à découpes, dont ils sont chamarrés.  Les statues de Saint Nicodème sont liées à la dévotion pour les instruments de la Passion qui fut si vive à la fin du Moyen Age.  Mais par quel cheminement saugrenu celui dont on avait fait un opulent et solennel notable de Jérusalem fut-il pris comme protecteur du bétail ? C'est sans doute pour lui rappeler à lui-même cette fonction bien inattendue qu'on met parfois à ses pieds dans les plis de sa robe de velours, une petite vache de la taille d'un jouet d'enfant..... Ce saint vétérinaire (chevaux - vaches) est invoqué aussi en période d'épidémie.

 

 Saint Mathieu

apôtre, et évangéliste.  Les apôtres étaient tous présents aux porches d'églises alignés de part et d'autre pour former comme une haie d'honneur à l'entrée du sanctuaire.  On les reconnaît en général à l'ins­trument de leur martyr soit -pour St Mathieu une hallebarde ou une hache.  Il peut avoir près de lui « 'l'anima » qui le symbolise soit un aigle qui lui sert de lutrin vivant.

 

     

 

CALVAIRE de MINE SAINT JEAN

Calvaire élevé sur un bâti en forme de croix de Saint André. La croix de fer forgé proviendrait de la tombe de la famille QUENE­HERVE mise là lors de la translation des reliques du cimetière de l'Eglise paroissiale au nouveau cimetière en 1873.

Ecce Homo

Fin du XVIé siècle Bois polychrome (H.: 115 cm)

Accusé de s'être proclamé " Roi des Juifs " le Christ est interrogé, puis pré­senté par Ponce Pilate chevalier romain procureur de Judée, qui le désigne à la foule par ces mots : 'Ecce Homo' Voici l'homme.  Dépouillé de ses vête­ments, il est coiffé par dérision d'une couronne d'épines, et couvert d'un man­teau pourpre maintenu par une fibule.  Son corps décharné atteste le supplice de la flagellation, et les mains croisées sont traditionnellement représentées prisonnières d'un lien.

 

Saint Jean Baptiste

Saint Jean Baptiste est en quelque sorte à la fois le dernier des prophètes de l'Ancien Testament et le premier martyr du Nouveau.  Sa place est considérable dans l'iconographie.  En dehors même de la scène capitale du Baptême de Jésus qui figure sur divers grands calvaires, et dans les panneaux de verrières ou de boiseries qui relatent les épisodes de la vie, naissance, prédication, décollation (son martyr décapité), il est sculpté sur plusieurs croix morbihannaises.  La paroisse de Saint Jean du Doigt (29) est ainsi nommée d'une relique insigne qui y était vénérée : l'index même dont Jean Baptiste avait désigné Jésus en proclamant: "Voici l’agneau de Dieu".

C'est précisément ce que rappellent ses statues : il tient en général, encadré dans une sorte de nimbe (auréole) ou posé sur un livre un agneau qu'il montre de l'autre main.  Mais son originalité est aussi dans son costume : pour rappe­ler sa rude vie au désert, on le vêt d'une peau bovine dont il s'est fait une longue tunique hirsute : souvent les pattes de l'animal , avec ses sabots et sa tête, avec mufle et même les cornes, pendent presque jusqu'à terre le long des jambes nues.(A signaler aussi quelques curieux objets de dévotion : les chefs de Saint Jean (Têtes), grandes écuelles de bois sculpté et peint, portant en relief sa tête coupée par Hérode Antipas à la demande de sa belle fille .

 

Vitraux - Atelier LE BIHAN (1979-1981) représentation : La Trinité - St Jean Bap­tiste - Ste Anne représentée avec Marie sa fille, adolescente de 8 à 10 ans, lui apprenant à lire, le livre rappelle symboliquement sa fonction éducatrice et que c’est par elle que s'est incarnée la promesse des Ecritures - et un Ange