Les goémoniers migrants
autrefois et aujourd'hui ...

Au 19 ème siècle, il y avait beaucoup de goémoniers qui travaillaient sur la côte. Alors certains ont décidé d'aller exploiter les champs d'algues de l'archipel de Molène. On les a appelé les goémoniers migrants ou "pigouillers".

Les goémoniers préféraient pêcher le goémon dans l'archipel de Molène (ce sont des îles regroupées) parce qu'il y a beaucoup de laminaires, que la mer et les îles sont plus abritées du vent que sur les côtes, donc les algues sont plus faciles à arracher. Mais la traversée était dangereuse.

Trajet du goémon.

Autrefois : Les goémoniers migrants habitaient sur l'archipel de Molène pendant 3 mois (du début mai au 15 octobre), ils allaient récolter le goémon autour des îles. Ils le faisaient sécher et le mettaient dans des sacs. Puis un sablier (grand bateau à fond plat) venait chercher les sacs pour les emmener au port de Lanildut. On les emmenait ensuite dans les usines.

Aujourd'hui : Les goémoniers migrants vont récolter le goémon avec des bateaux à moteur et un skoubidou hydraulique. Ils rentrent au port de Lanidult tous les soirs. Ils déchargent le goémon qui part tout de suite dans les usines (depuis 1978 et l'échouage de l'Amoco-cadiz, les usines ont accepté de prendre le goémon vert, c'est à dire non séché). Le travail est moins difficile.

Equipement

Autrefois : Avant les bateaux à moteur, les goémoniers migrants avaient dans leur bateau : une guillotine (long manche avec une faucille qui sert à arracher les algues), et de la nourriture pour la journée. Quand ils rentraient de mer, il y avait sur l'île le cheval et la charrette qui les attendaient pour décharger le goémon puis pour l'envoyer sur les dunes afin qu'il sèche pendant plusieurs jours.

bateau goémonier avec un cheval (maquette du musé)

bateau avec un skoubidou hydraulique


Aujourd'hui
: Ils partent avec un bateau plus perfectionné : ils ont un skoubidou hydraulique commandé par 5 manettes.

Les conditions de vie

Autrefois : La récolte a lieu du mois de mai au 15 octobre parce que c'est la période où les algues poussent. Les goémoniers partaient trois mois sur les îles de l'archipel de Molène. Ils habitaient dans des maisons en pierres et terre séchée. L'eau était peu potable, le pain était rarement bon, souvent il était moisi. Ils mangeaient aussi du lard et du jambon. A tour de rôle, un gémonier rentrait au port pour le ravitaillement. Ils avaient une ferme (ou travaillaient dans les fermes) pour pouvoir vivre le reste de l'année.

goémonier migrant près de sa maison


Aujourd'hui les goémoniers partent le matin pour arriver sur les champs d'algues à la mi-marée descendante et rentrent à la mi-marée montante. Ils déchargent à Lanildut, ils vont manger, puis repartent parfois pour une autre récolte.Beaucoup vont pêcher la coquille Saint-Jacques dans la rade de Brest le reste de l'année.


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