PLANTES MEDICINALES / PHYTOTHERAPIE



Sait-on que 60% des médicaments sont issus de plantes, au moins à l'origine de leur histoire ? Des équipes de chercheurs essaient de recenser, de par le monde, tout un savoir populaire oublié, ou méprisé, afin de retrouver, dans des plantes, des principes actifs précieux...avant qu'ils ne disparaissent avec ceux qui les connaissent.

Sait-on aussi que les plantes médicinales ou pharmaceutiques, les plantes qui guérissent, sont souvent aussi des plantes qui tuent ? Tout est affaire de dosage, de mesure et d'emploi. Force est d'ailleurs de constater que le même mot latin "potio" a donné les deux mots français POISON et POTION.



BRUYERE : constitue un diurétique puissant et un antiseptique urinaire.

CONSOUDE : tout en elle nous parle de ses vertus cicatrisantes; son nom de genre, d'abord, populaire (Con-Soude, herbe à la coupure ) et savant (Symphytum vient du grec Sympheo, qui veut dire "je joins") ; ensuite son nom d'espèce ( officinale ); enfin, pendant la seconde guerre mondiale, alors que les médicaments manquaient, on a utilisé la racine de la Grande Consoude pour ses vertus épithéliogènes ( contre les plaies et les ulcères ).

DIGITALE POURPRE : un médecin vosgien-dit-on-aurait découvert fortuitement, au XIXème siècle, les vertus de la Digitale, puissant cardiotonique qui selon la formule Ralentit, Renforce, Régularise le rythme cardiaque. Mais attention, hors prescription médicale, c'est une plante d'une extrème toxicité : quelques fleurs portées à la bouche d'un enfant, 2 à 5 g de feuilles fraîches pour un adulte peuvent être mortelles.


GUI : plante utilisée depuis l'Antiquité : Théophraste et Pline en attestent. Ses feuilles présentent des propriétés hypotensives et diurétiques, antispasmodiques, et il aurait une activité anticancéreuse.
Ses baies blanches -ATTENTION- sont responsables de fréquents empoisonnements.


JUSQUIAME : antispasmodique et sédatif puissant du système nerveux ; utilisé comme tel par les "chirurgiens" du passé mais... POISON VIOLENT.


MILLEPERTUIS : les noms de la tradition disent tout le bien qu'on pense de cette plante-médecin ; en français : herbe à la piqûre ; en anglais : balm of warrior, touch and heal ; en breton : louzaouenn mill vertuz. Le Millepertuis est considéré comme digestif, stimulant et astringent en Haute Bretagne ; en usage externe, sa réputation de vulnéraire et d'antiputride n'est plus à faire. Bref, une des plantes les plus utiles, d'autant qu'il constitue depuis 1996 un anti-dépresseur très employé aux Etats- Unis.


CRISTE MARINE: c'est un bon reconstituant et un antiscorbutique : une simple salade de Criste Marine nous apporte iode, brome et vitamine C .


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