Saint-Malo à l'époque de Jacques Cartier

 

Le caractère médiéval de la ville est bien visible : des murailles ceinturent le rocher, garnis de mâchicoulis et flanquées de nombreuses tours ; l'enceinte est percée de deux portes principales, Saint-Thomas et la Grande-porte. A l'intérieur se pressent des maisons de bois très étroites à deux ou trois étages qui s'avancent en encorbellement au point que les hauts de maisons en viennent presque à se toucher ; Les toits sont en chaume ; au sous-sol une cave ou un sellier sert à entreposer toutes sortes de marchandises. Des ruelles très étroites (un mètre pour certaines) rendent la circulation difficile.


Deux monuments en pierre dominent la ville de leur hauteur , la cathédrale, symbole du pouvoir de l'évêque, et le château, symbole du pouvoir ducal puis royal. Ce dernier, séparé de la ville par une douve et une courtine percée d'une seule porte munie d'une herse, est chargé autant de la surveillance de la ville que de la protection de celle-ci. Evêque et duc puis évêque et roi administrent la citée avec la commune jurée de marchands.


"Le plus beau port de mer qui soit en notre royaume" selon les contemporains. L'anse de Mer Bonne est un port naturel d'échouage qui offre de larges possibilités d'accueil, jusqu'à 200 à 300 vaisseaux de 500, 600 voire 800 tonneaux. Bénéficiant de franchises sur les marchandises accordées par Charles VI, le négoce malouin se développe et se lance dans l'aventure atlantique au XVIème siècle.


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