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Le cuir aujourd'hui

 

Les Tanneries de Vitré

 

Histoire du Tannage

Les peaux corroyées à Vitré, peaux de veau, étaient recherchées en Espagne et au Levant, de préférence à celles de France ; elles étaient moins lourdes et pouvaient être facilement maroquinées.

C'était donc là cette industrie de la tannerie, l'une des branches principales de l'activité vitréenne, avec celles des toiles et des draps. On constate avec surprise que les historiens locaux ont retracé les fastes de la prospérité de Vitré l'ont oublié.

Les tanneries de Vitré se situaient :
- en bordure de la ruelle allant à la terre de Villaudin, côté midy, en partant de la ruelle du Puis-Pezé :  pour lesquels il reconnaît devoir et signe 15 deniers monnoye.
 -Michel Morel -Le Gravier possède un jardin et une tannerye sur la rivière de Vitré.
- Julien Legrand possède des tanneries derrière le bâtiment du moulin du château pour lesquels il reconnaît devoir 5 livres 8 sols monnoye de rente.
- ancienne rue du Rachapt, puis rue Pasteur
- Gilles Corvaisier, marchand tanneur, qui joint les tanneries Villain et Taburet, et est imposé à 5 deniers monnoye pour une maison et une tannerie.

C'est le 1er mai 1642 qu'ils fondent leur confrérie. Ils devaient avoir comme les tisserands, leur corporation, mais de l'une et de l'autre il ne reste d'autre trace que l'assemblée qui se tint à la mairie à l'orée de la Révolution.

L'enquête de 1694 montre qu'à la fin du XVIIe siècle existaient à Vitré de très nombreuses tanneries.

Mais aux XVe et XVIe siècles, elle était encore peu développée. Il faut attendre le le XVIIe pour qu'elle soit vraiment importante. Durant ce siècle et le XVIIIe, la bourgeoisie vitréenne, comme celle de Laval, se livre au commerce, principalement de la toile, du tricot ou du cuir.

Anciennement, il est probable que la propriété dite "de la Tannerye" sise au fond de l a ruelle partant du marché aux bestiaux, était à cet usage. Elle appartenait en 1774 à la veuve de Berneur, sieur de la Tannerie, marchand tanneur.

Les tanneurs exerçaient leur industrie dans les quartiers avoisinant la Vilaine, autour de l'étang qui s'étendait au pied du château,
 entre le quartier du Rachapt et les murs de la ville,
 dans ce qu'on 
appelle actuellement la vallée
 de la Vilaine ou plus communément le Val, sur la chaussée de l'étang (autrefois rue du Rachapt, puis rue Pasteur), du côté de Villaudin et de la rue de Belhoste, aujourd'hui rue du Val.

Le XIXe siècle avait vu le déclin rapide de cette industrie qui ne comptait plus que 5 établissements en 1863, 4 en 1868, 2 en 1901 avec en plus 2 mégisseries et un atelier de salage de peaux en 1957.