Le patrimoine du
bocage vitréen

Le tricot jusqu'au
20ème siècle
           
Souvenirs de
tricoteuse


La petite histoire de Coudémaille


3 Jusqu'en 1950

3 De 1950 à aujourd'hui

Le tricot est l'une des plus anciennes industries à domicile de Vitré.
Durant 3 siècles (XVIe XVIIe et XVIIIe) Vitré, ainsi que Fougères, sont les seuls centres de fabrication de bas de fil de lin dont on a usage.
Vitré se démarque des autres industries car ses travaux sont uniquement manuels.

Au XVIe siècle, les Anglais inventent les métiers à bas. Cette création pénètre très vite en France et les effets de la concurrence se font ressentir dans l'industrie vitréenne. Les machines à maille retournée font au tricot à main, une concurrence désastreuse et déloyale.



Malgré l'apparition des métiers à bas, la qualité des produits vitréens reste bien supérieure aux autres à tel point que les industries extérieures tendent à faire passer comme « Fabriqués à Vitré » des articles de fabrication mécanique, ce qui permet de les vendre à un prix plus élevé.
La vente des produits reste principalement basée sur l'exportation. En effet, les bas, les chaussons et gants de fil tricotés sont vendus à Paris, dans le Midi, en Espagne, au Portugal, en Amérique et aux Indes occidentales.
Au XVIIe siècle, près de 4000 femmes se partagent des tâches de tricotage des bas, des chaussettes, des chaussons…
Vitré travaille aussi pour l'armée.



Au début du 20ème siècle, plusieurs centaines de tricoteuses à mains travaillent pour les fabriques dans la région de Vitré. Elles sont regroupées dans les plus vieux quartiers : la rue du Rachapt et  la rue Poterie.



Source : « Métiers, confréries et corporations de Vitré avant la révolution » Tome IV : « Les métiers de l'habillement »

Les tricoteuses de la rue du Rachapt