Madame Veillerobe a accepté de témoigner. Ancienne tricoteuse, née en 1920. Elle a commencé sa carrière à l'âge de 12 ans en tant que« arpette » (apprenti vendeuse) dans l'entreprise Hervagault (située dans la rue Poterie à Vitré). Elle y travaillera pendant 26 ans.

Son témoignage…

Le patrimoine du
bocage vitréen

Le tricot jusqu'au 20ème siècle


Souvenirs de tricoteuse


La petite histoire de Coudémaille

3
Jusqu'en 1950

3 De 1950 à aujourd'hui

Les machines fonctionnaient manuellement et ce n'était pas de tout repos, l'atelier n'étant pas chauffé la nuit, les machines étant en acier, il fallait faire des efforts pour les démarrer l'hiver.

Par contre, l'été, la toiture étant en verre, par les grandes chaleurs (facile 35°), il fallait arroser copieusement le sol pour donner un peu de fraîcheur. D'ailleurs, par grosse chaleur, il nous arrivait de faire la journée continue de 5 h 00 du matin à midi (ce qui n'arrangeait pas tout le monde).
Il y avait 2 types de machines, une que l'on appelait "maille fine" qui donnait un beau tricot fin et l'autre "grosse maille", plus épais. Sur ces machines, suite à des réglages différents, on pouvait faire de l'uni, de la cote et aussi quelques variantes de dessins.