Les laveuses et lavandières

Au début du XXème siècle, le lavoir était non seulement le lieu principal de la vie domestique mais également l'endroit réservé strictement aux femmes (on n'aurait jamais vu un homme laver du linge).


Les femmes devaient déployer leur énergie pour manier la brosse,
décrasser, blanchir le linge et l'essorer selon
les savoirs faire transmis de mère en fille : elles faisaient appel à la mémoire de leurs mère et grand-mère. Il existait différents types d'utilisatrices au lavoir :
les laveuses professionnelles, les journalières ou établies.
Celles-ci gagnaient leur vie en nettoyant du linge : elles étaient connues sous le nom de
laveuses professionnelles, ou en d'autres
endroits :
les lavandières.
Les laveuses professionnelles étaient perçues comme étant des femmes fortes à la personnalité imposante.

Le lavoir était un lieu d'échanges et de commérages, où l'on apprenait tout ce qui peut se passer dans le village. La réputation de «commères» était fondée toutefois leur travail étant très dur, cela les excusait.
D'ailleurs, pour se donner de l'énergie et du réconfort ou tout
simplement se réchauffer, les
lavandières buvaient du cidre ou autres boissons lors de leurs pauses.



En contrepartie de leur travail, les laveuses
professionnelles recevaient
une faible rémunération par rapport au niveau de vie de l'époque :



  • En 1920, leur salaire était compris entre 2,50 F et
    3,00 F la journée, avec le repas du midi fourni. Pour mieux faire la comparaison : en 1923, le prix du kilo de beurre était de 7,50 F, le sucre de 4,00 F… .

  • Vers 1940, le salaire journalier avait doublé, soit 6,00 F. Pour
    arrondir leur fin de journée, certaines acceptaient de nettoyer
    des paquets de linge supplémentaires.

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Les laveuses professionnelles

Source : Collection privée de Mme OGIER

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