Une lavandière vitréenne témoigne

Situé dans un quartier de Vitré, le lavoir de la rue Pasteur était encore en activité au début du siècle.



Mme HARDY, nous parle du lavoir rue Pasteur :


« Je me souviens très bien des laveuses professionnelles1... Je suis même tombée dans La Vilaine. Je les voyais passer tous les matins. Elles descendaient la rue du Rachapt chargées de leurs petits baluchons mis dans une brouette et de leurs matériels :fagots pour le feu et boîtes pour se protéger de l'eau. Les baluchons appartenaient aux différents propriétaires des maisons du quartier. Comme c'était leur métier, elles allaient trois ou quatre fois par semaine au lavoir. Il y avait quatre chaudières disposées tout du long du lavoir. Une des femmes était chargée de lever le feu tôt le matin. Les propriétaires des chaudières les louaient pour un ou deux sous … . C'était la course pour choisir sa place et les langues allaient bon train. Mais l'environnement était beaucoup plus familier que maintenant ».

«Pendant la seconde guerre mondiale, à cause des rations des produits, nous devions réaliser notre propre savon avec le suif (gras de porc), le lierre, les cendres pures, et quelques fois on y ajoutait des cristaux de soude.»

Interview du 7 décembre 1999

1  A Vitré, on parlait jadis de «laveuses» et non de «lavandières»

Mme HARDY

Vue intérieure
Lavoir Rue Pasteur de Vitré

Lavoirs

Puits

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