La ferme du Landry

 

Photo donnée par Mme Ermoin

L' historique 

  • Bâtiment de la ferme : il date de la moitié du XIXème  siècle.

  • Verger planté par les exploitants en 1955. 

  • La ferme s'appelait "le grand Landry". 

  • Trois générations de la même famille s'y sont succédé.

 

  • Caractéristiques de la ferme :

- 20 vaches laitières ( lait en vente directe, crème, beurre)

- fourrages

- betteraves fourragères

- céréales

- prairies

- potager

- poules, poulets, canards d'Inde, lapins. 

- cochons. 

- chevaux de trait jusque dans les années 60, remplacés ensuite par le tracteur. 

- veaux sous la mère ( suite à l'arrêt du ramassage du lait ). 

  • Fin de l'exploitation agricole en décembre 1986. 

  • Restaurée par la ville entre 1991 et 1992, la ferme est occupée depuis cette période par l'équipe de jardiniers du secteur. 

Entretien avec Mme Odette Ermoin, dernière exploitante de la ferme : 

"Je me suis mariée après la guerre avec un voisin du Haut-Sancé. Nous avons repris l'exploitation familiale en devenant locataires de ma mère, Mme Bertin. Elle-même avait repris la ferme après sa mère : Mme Rocher. Une ferme qui se transmet sur trois générations et par les femmes, ce n'est pas banal, n'est-ce pas ? 

Au début, les temps étaient durs. Nos principales ressources étaient le lait, le beurre, le cidre et les pommes. Le lait et le beurre se vendaient à la ferme et aussi chez les particuliers et dans les épiceries à Rennes. Je faisais moi-même la livraison avec le cheval. Il faut dire que je tenais cette passion des chevaux de mon père et ils me rendaient bien mon affection. Déjà, quand j'étais jeune fille et que je remplaçais ma mère, les gens disaient "Tiens, aujourd'hui, c'est Odette qui mène : le cheval va plus volontiers". 

Plus tard, nous avons eu une auto et un tracteur, la vie devenait moins pénible, mais elle perdait un peu de son charme aussi. 

Peu à peu, des règlements sanitaires se sont mis en place. Il ne nous a plus été permis de livrer les épiceries. Un jour, les coopératives qui ramassaient le lait en bidons ont estimé que ce n'était plus rentable ni hygiénique, elles ont proposé des "tanks" aux grosses fermes et abandonné les autres. Nous nous sommes reconvertis dans l'élevage des veaux sous la mère. 

Dans les années 70, le lotissement du Landry s'est construit, de l'autre côté de la rue de Châteaugiron. La Ville de Rennes a demandé à racheter nos terres et ma mère a vendu. Nous sommes devenus locataires de la Ville. A la mort de mon mari, j'ai pris la suite, jusqu'à ma retraite en 1986. 

Dans les dernières années, pour compléter les revenus, comme il n'y avait pratiquement plus de prairies avec les constructions alentour, j'ai fait l'élevage des poulets (j'ai eu des "coucous de Rennes") et des lapins". 

 

Photo donnée par Mme Ermoin

 

 

Photo donnée par Mme Ermoin

Photo clg Le Landry

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