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Je me prénomme Yannick (petit Jean). Je suis né au milieu d'une petite ville située au fond du golfe du Morbihan. Vannes, tel est son nom, est une invitation au voyage. La cité est reliée au golfe par un étroit chenal maritime de 1  km  500, bordé par la promenade de la Rabine. Joli mot qui, en breton, signifie "allée entourée d'arbres". Dans le port, les bateaux abondent et créent une féerie de couleurs. Au cœur de la vieille ville, de petites ruelles étroites entourent de grandes places où se tiennent des marchés chatoyants. Les passants accourent de tous bords afin d'accéder aux meilleures marchandises.

Lorsque j'étais enfant, ce spectacle me fascinait. C'était un tableau merveilleux, que moi seul pouvais vraiment admirer du haut de mes remparts. L'enceinte festonnée de mâchicoulis, depuis la porte prison à l'est jusqu'à la porte St Vincent au sud était mon fief. Sur près de 600 mètres, une succession de tours et de bastions, surprenants témoignages de l'évolution de l'architecture militaire, me fournissait un extraordinaire terrain de jeu où mon imagination vagabondait dans les méandres du passé. En effet, ici se juxtaposaient la muraille gallo-romaine, les portes fortifiées élevées au XIII° et au XV° siècle, plusieurs tours abritant des casemates voûtées, dont la plus majestueuse est sans doute la tour du connétable. Non loin de là, à hauteur de la porte poterne, depuis un petit pont, je contemplais le reflet des anciens lavoirs dans la Marle qui charriait mes rêves d'enfant.

Les remparts de Vannes - Photo office du tourisme de Vannes

Nous vivions le long des quais, dans une petite maison à pans de bois. Une face était construite en pierre pour assurer la solidité alors que les trois autres étaient constituées de torchis, mélange de terre et de paille raidi par des éclisses de châtaignier. Les poutres étaient marron foncé.

Une maison à pans de bois - Photo office du tourisme de Vannes

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