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lune, sortaient de leur grotte terroriser les humains.

  • Tu es Petit Jean ? me demanda-t-il.
J'acquiesçai, surpris.
  • Nous t'attendions. Tes ancêtres étaient bien plus robustes que toi ! me fit-il remarquer.
Je pris cela comme une plaisanterie car l'assemblée des korrigans ricana.
  • Suis-moi. Je vais t'amener jusqu'aux druides.
Je le suivis silencieusement. Nous marchions tous deux côte à côte, suivis d'une troupe de nains excités qui piaillait derrière notre dos.
Nous arrivions enfin. Le korrigan se stoppa me montrant un village du doigt.
  • La ville des vénètes, Darioritum, Gwened. Vannes ! fit-il devant mon air effaré. Vas-y retrouver les druides, ils t'attendent.
  • Qui -qui- qui sont ces Vé-Vénètes ? demandai-je.
  • Le peuple le plus puissant d'Armorique qui a fondé cette ville. En 56 av. JC, ils ont été vaincus par les Romains qui ont pris possession du territoire armoricain.
  • Et qui sont les dr-dru-druides ? questionnai-je encore.
Mais ils étaient déjà partis. Je les aperçus qui s'enfonçaient dans la lande.

Je me mis donc en route pour Gwened. En approchant, je pus constater que les maisons étaient en bois. Leurs toits étaient recouverts de chaux. J'entrai avec précaution lorsqu'un homme me stoppa.
  • Qui es-tu étranger ? claironna-t-il
  • Je-je-su-su-suis-Pe-Petit Jean, le bé-bégayeur, lui répondis-je.
Il me convia à entrer et à le suivre. Il m'emmena devant une grande maison ronde, entourée de grands chênes, comme je n'en avais jamais vus. Sur le toit, une douzaine de colombes gazouillaient gaiement. L'homme qui m'accompagnait frappa à la porte. Un homme vêtu comme Heol Le Goff ouvrit.
  • Que veux-tu ? demanda-t-il d'un ton sec.
  • Je t'amène Petit Jean, oh Druide !
  • Te voilà enfin ! me dit-il, un grand sourire sur les lèvres. Nous t'attendions.
Il me fit entrer dans la grande maison. A l'intérieur, plusieurs de ses semblables m'accueillirent et m'incitèrent à m'asseoir
.

Nous étions assis en rond autour d'une immense table. Tout au fond de la pièce, un feu embaumait toute la maison ; ils devaient faire brûler du laurier. Cela sentait extrêmement bon. De l'autre côté, se trouvait une sorte de laboratoire rempli de fioles de multiples couleurs ; des rats couinaient à la liberté.


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