La vie en forêt

 

Si les visiteurs de la fin du millénaire trouvent la forêt de Quénécan sauvage et déserte, elle était bien différente au XIXème siècle, c’est ainsi que le régisseur écrivait le 29 novembre 1848

"il y a maintenant dans le Breuil du chêne environ 120 sabotiers il faut encore y ajouter leur petite famille qui est comme dans tout le pays ici fort nombreuse. C’est tout un village."

Le 8 mai 1852 à la période du pelage où sont récoltées les écorces des arbres pour fabriquer du tan :

"Le pelage est en grande activité il y a dans le moment à Gaufournic 400 homme, femme et enfants, tous gagne bien leur vie. Exemple il a un bucheron qui avec lui sa femme deux fils et trois filles qui pour une semaine a eu 101 francs. c’est le moment de leur récolte pour l’hiver."

Mais déjà la grande préoccupation ce sont les incendies, le 16 juin 1870 :

"Incendies: nous avons eu environ 9 hectares de bruyère de brulé dans la lande de Perret. Sans doute un imprudent de fumeur. Il fait tellement sec ... les bois sont bien exposés en ce moment; 3 ou 4 incendies ont déjà eu lieu à Lanouée.

Le 16 août 1870 :

"Un incendie du au défaut de surveillance et à la négligence de vos charbonniers a eu lieu le 4 juillet dernier dans le taillis du Grand Bodic".

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