Les forges des Salles : une petite  visite en images

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Les Forges des Salles se visitent de Pâques à la Toussaint. Les bâtiments n’ont été que très peu modifiés depuis le siècle dernier, c’est une plongée dans un village sidérurgique du XIXème siècle que nous vous proposons.  

Ce bâtiment abritait le haut-fourneau de douze mètres de haut, lequel était chargé de minerai de fer, de charbon de bois et de castine. Il était allumé à l’automne et n’était éteint qu’en été quand l’eau manquait pour la soufflerie hydraulique.

Les halles à charbon permettaient de stocker le charbon de bois à l’abri de la pluie. Elles sont très grandes et très aérées pour éviter les risques d’explosion. Le minerai de fer et la castine étaient stockées à l’extérieur près des halles.
Le caissier tient les comptes de l’usine dans un bureau appelé «régie». Les ouvriers y allaient toucher leur paye et aussi payer leurs dettes. De temps en temps le Maître des Forges effaçait ces dettes quand la misère était trop grande. vrégie.jpg (7445 octets)
C’est une chapelle ordinaire, les habitants des forges s’y retrouvaient le dimanche jour de la paye. Il ne manque à ce village sidérurgique que le cimetière. C’est une pièce très longue avec une cheminée à une extrémité et un escalier en bois à l’autre. Les ouvriers et les gens de passage pouvaient y manger et y boire. Les longs bancs et les longues tables en bois étaient posées sur un sol en terre battue. A la cantine on pouvait aussi acheter des denrées.
C’est le garage de l’époque où on se déplaçait à cheval et en charrette. Le charpentier était le mécanicien de la forge, c’est lui qui construisait et réparait les machines hydrauliques : souffleries, marteaux et fenderies.
 

Cette maison était le logement du Maître des forges et de sa famille quand il venait aux Salles. Elle était habitée toute l’année par le Régisseur du domaine qui était aussi le directeur de l’usine.

Le caissier, les commis et leurs familles habitaient des maisons à étage au bord de l’étang de Guénault. Elles disposaient toutes d’un jardin. Ces maisons mitoyennes hébergeaient les ouvriers et leurs familles. Chaque maison disposait d’un jardin. A la mort d’un ouvrier sa veuve et ses enfants conservaient le logement. Les ouvriers «extérieurs» : charbonniers, sactiers, mineurs, n’habitaient pas le village des forges.
Le plus grand jardin est celui du Maître des forges, il s’appelle le Thabor et est en forme d’escalier.
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